Comment écrire une bonne accroche ?
- Lucie Marqueau

- 12 janv.
- 4 min de lecture

Vous avez rédigé un super post LinkedIn, réfléchi au message, à la structure…Mais sans une bonne accroche, personne ne le lira. Scroll. Exit. Oublié. C’est simple : tout se joue dans les deux premières lignes. Ce sont elles qui apparaissent avant le “voir plus”. Sur LinkedIn, les gens ne lisent pas par politesse. Ils lisent s’ils se sentent concernés, surpris, touchés ou intrigués dès le début. Et pour cela, il faut savoir jouer avec les bons ingrédients émotionnels et relationnels. On vous partage les 6 ingrédients les plus efficaces pour construire une accroche qui fait vraiment la différence.
1. La bienveillance
La bienveillance dans une accroche, c’est ce moment où votre lecteur se dit : “Ah, elle parle de moi.”
C’est particulièrement puissant sur LinkedIn, où la fatigue digitale, la pression des objectifs ou l’isolement sont fréquents. Une accroche bienveillante rassure. Elle crée une connexion immédiate, humaine, sincère.
Montrez que vous comprenez ce que votre audience vit. C’est l’accroche qui crée un lien immédiat. Vous ne vous placez pas en expert au-dessus des autres, mais en personne qui comprend une situation vécue par beaucoup. Utilisez-la quand vous abordez un sujet de frustration, de blocage ou de doute partagé. 🎯
💡 Comment l’utiliser ?
Mettez-vous dans les chaussures de votre audience : qu’est-ce qui la stresse ou l’épuise ?
Commencez par reformuler ce qu’elle vit, sans jugement.
Restez simple, humain et naturel.
Exemple : “Je sais ce que c’est d’enchaîner les messages personnalisés… et de n’avoir aucune réponse.”
Cela crée de l’empathie. Le lecteur se dit “c’est moi”, il se sent compris, et il veut voir ce que vous allez proposer.
2. L’affection : partager une émotion sincère
Ce que l’on vit dans notre travail, ce n’est pas que des process et des KPIs. C’est aussi des émotions. De la joie, du doute, de l’attachement… Et cela, on en parle encore trop peu sur LinkedIn.
Quand vous osez parler vrai, vous touchez bien plus fort que n’importe quel chiffre impressionnant. Vous créez un écho, une identification.
💡 Comment l’utiliser ?
Parlez d’un moment où vous avez ressenti quelque chose de fort : fierté, tristesse, colère, soulagement…
Assumez vos émotions : cela montre de la force, pas de la faiblesse.
Liez cette émotion à une réflexion ou une action professionnelle.
Exemple :
“Je me suis vraiment attachée à ce candidat. Alors quand il m’a dit qu’il avait choisi une autre entreprise, j’ai eu un vrai pincement.”
🎯 Ce que cela déclenche : une lecture en empathie. Le lecteur vous suit car il vit les mêmes choses (ou les a vécues).
3. Le constructif : proposer une solution ou un cap
Votre accroche peut aussi annoncer la direction que va prendre votre post. Elle n’implique pas forcément une émotion. Mais elle donne tout de suite un cap clair et utile.
C’est le format idéal pour un post dans lequel vous partagez :
Une méthode
Un retour d’expérience
Un changement de perspective
💡 Comment l’utiliser ?
Commencez par une problématique fréquente ou un blocage.
Enchaînez avec la solution que vous allez présenter.
Restez positif : proposez, n’imposez pas.
Exemple :
“J’ai arrêté de tester 10 outils par semaine. Voici comment je sélectionne enfin les bons pour mon quotidien pro.”
Cela déclenche l’envie de découvrir “votre façon de faire”. Vous devenez utile dès la première ligne.
4. La contribution : donner quelque chose d’utile tout de suite
LinkedIn, c’est aussi une plateforme d’apprentissage. On y vient pour s’inspirer, progresser, découvrir. Une accroche “contributive” joue ce rôle dès la première phrase.
Elle ne garde pas la valeur pour la fin, elle l’annonce tout de suite. Elle attire l’attention de ceux qui cherchent des solutions concrètes.
💡 Comment l’utiliser ?
Formulez une promesse claire de contenu utile.
Utilisez des formats courts et directs : “3 idées pour…”, “une astuce que j’applique pour…”
Allez droit au but : évitez les teasers vagues.
Exemple :
J’ai écrit un message de prospection qui m’a permis de décrocher 4 rendez-vous en 2 jours. Je vous le partage ici.
Cela déclenche la curiosité, et surtout l’intérêt. Vous devenez une source de solutions.
5. La friction (maîtrisée) : bousculer les idées reçues
Une bonne accroche peut aussi commencer par une vérité qui dérange. Quand vous challengez une habitude, une croyance ou une norme, vous forcez le lecteur à s’arrêter. À réagir. À réfléchir.
Mais attention : la friction doit rester constructive. Elle n’est pas là pour provoquer gratuitement. Elle doit ouvrir une conversation.
💡 Comment l’utiliser ?
Mettez en avant une idée contre-intuitive.
Parlez d’un changement que vous avez osé faire, à rebours de la norme.
Assumez une opinion forte, mais restez ouvert au dialogue.
Exemple : :
J’ai arrêté de lire les lettres de motivation. Et je m’en porte très bien (mes candidats aussi).
Cela déclenche une prise de position qui peut diviser, mais qui attire l’attention et ouvre le débat.
6. L’humour : désarmer avec le sourire
Vous pensez que l’humour n’a pas sa place sur LinkedIn ? Erreur. Un post bien dosé, avec un clin d’œil ou une métaphore drôle, peut devenir extrêmement engageant. L’humour casse la glace. Il rend votre voix unique. Il marque les esprits.
💡 Comment l’utiliser ?
Tournez une situation en dérision (sans méchanceté).
Utilisez une image absurde, un parallèle inattendu, une punchline.
Restez léger, bienveillant, et surtout authentique.
Exemple :
"J’ai demandé à ChatGPT de m’aider à structurer ma stratégie de contenu… il a fini par me proposer 12 posts et une to-do list. Je crois qu’il est plus organisé que moi."
Cette accroche crée un sourire, une complicité avec ceux qui utilisent l’iA au quotidien… et l’envie de découvrir comment vous travaillez avec elle.
Conclusion
Chaque ingrédient présenté dans cet article n’est qu’un levier pour vous aider à mieux parler à ceux qui vous lisent. Choisissez un ingrédient fort (pas besoin de cumuler les 6 à chaque fois). Si vous cherchez à attirer l’attention, commencez par mériter l’attention. Soyez clair sur ce que vous avez à dire, mais surtout sur pourquoi vous le dites. Les bons posts ne sont pas ceux qui impressionnent, ce sont ceux qui résonnent. Et tout commence par ces deux premières lignes. Alors, la prochaine fois que vous écrirez un post, ne pensez pas à l’algorithme. Pensez à la personne de l’autre côté de l’écran.





